Auteure compositrice et interprète de souche acadienne, NATHALIE RENAULT vous invite aux
frontières du jazz, de la pop et de l’enchantement !
Comment définit-on le style de Nathalie Renault ? Un jazz à saveur populaire, ou un pop teinté de
jazz ? Au fond, cela n’a aucune importance. Peu importe le nom qu’on donne à sa musique,
Nathalie est plus forte que tout classement. C’est une artiste et le reste, comme on dit est
littérature ou boniment.
Nathalie est un joyau de notre chanson. Titulaire d’un certificat d’études universitaires en jazz et
d’un baccalauréat et musique, la pianiste-chanteuse originaire de Campbellton au Nouveau-
Brunswick a parcouru le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Europe au cours des dernières
années. Elle a partagé la scène avec, entre autres, Yann Perreau, Philippe LaFontaine, Karen
Young, Claude Léveillé et Geneviève Paris.
Le coeur près du jazz et de la chanson pop, Nathalie prouve de façon concluante, que réussir le
mariage de différents genres musicaux est une question de maîtrise et de vocation. Et ça
s’entend : une brillante construction mélodique, une interprétation touchante et une voix
exceptionnelle, chaude et puissante. Elle n’a sûrement pas fini de nous étonner !
Son compagnon inséparable, c’est le piano, dont elle semble connaître toutes les subtilités. Dire
qu’elle s’accompagne au piano, ce ne serait pas rendre justice à cette intimité, à cette complicité
qui existe entre l’instrument et la voix. Elle interprète ses chansons à la voix et au piano. Elle dit
d’ailleurs : « Je me sers de ma voix comme d’un instrument. »
C’est tout à fait juste ; et on pourrait dire tout aussi justement qu’elle se sert du piano comme
d’une seconde voix. Elle joue de la voix, chante du piano, mêle les deux en un contrepoint
expressif. Autant lorsqu’elle caresse le texte que lorsqu’elle exécute un scat, elle sait user des
subtilités du phrasé, des inflexions de timbre, des variations de volume pour enrichir la musicalité
de son exécution.
En même temps, ses doigts fluides courent sur le clavier, faisant jaillir des cordes tendues la
sensualité, la gaieté, l’audace, et le piano devient lui aussi, tout autant que la voix, porteur
d’émotion. Il se fait tour à tour sensuel, mélancolique, crâneur, enjoué. Il rit, il badine, il pleure. Il
a des silences, des hésitations, des quarts de soupirs poignants, comme si ce grand meuble
sonore avait par moments une boule dans la gorge.
En scène, elle est belle, d’une beauté resplendissante. C’est peut-être le grain de sa peau qui est
particulièrement avantagé par la lumière des projecteurs. Ou alors c’est cette belle émotion qui
rayonne de l’intérieur.
(Texte inspiré des réflexions de Jules Boudreau et David Lonergan, N.-B.)