Un autre DVD, filmé en haute définition celui-là, sortira en format blu-ray à la fin de la tournée de l’artiste d’origine montréalaise. Mais il faudra patienter car cette première tournée en 15 ans du chanteur, entreprise le 11 mai dernier à Fredericton, est loin d’être terminée.
Cohen a passé l’été et une partie de l’automne à chanter en Europe où il a donné un dernier concert à Manchester le 30 novembre. Après les Fêtes, il se produira en Nouvelle-Zélande et en Australie à compter du 20 janvier. Puis, au printemps, il s’attaquera au marché américain où, juge-t-on dans son entourage, il n’a jamais eu la reconnaissance qu’on lui accorde ailleurs dans le monde.
Lors de l’interview qu’il a accordée à La Presse le printemps dernier, Cohen a attribué ce manque d’intérêt à sa compagnie de disques américaine qui ne le considérait pas comme un « artiste viable » et qui a notamment refusé de sortir son album Various Positions en 1984.
« Il y avait là-dessus Dance Me To The End of Love, Hallelujah, If It Be Your Will, et ils ne trouvaient pas ça assez bon, nous a dit Cohen. Finalement, c’est une petite compagnie de jazz qui l’a sorti aux États-Unis. »
Leonard Cohen poursuit donc sa tournée mondiale en ne donnant pas d’interviews. « Il se concentre entièrement sur le public qui vient le voir chaque soir », nous dit son agent. Et contrairement à la plupart des artistes, il ne fraternise pas avec une meute d’invités en coulisses les soirs de concert.
Quand l’entourage de Nicolas Sarkozy a essayé d’organiser une rencontre avec Cohen lors de ses concerts à l’Olympia de Paris, on leur a répondu qu’on pouvait fournir un laissez-passer VIP au président français, mais qu’on ne pouvait lui garantir une rencontre avec l’artiste.
Sarkozy a finalement pu serrer la pince du chanteur à l’entracte de son concert du 26 novembre, en présence de son fils Adam Cohen. Ce soir-là, les caméras tournaient en prévision du DVD haute définition et il y avait dans l’Olympia des personnalités comme la chanteuse Marianne Faithfull, qui a laissé libre cours à son enthousiasme quand, au rappel, Cohen a chanté So Long Marianne.
La grande question maintenant ? Reverrons-nous Leonard Cohen en concert à Montréal ? Ce n’est pas exclu même si aucune décision n’a été arrêtée. Peut-être entre la fin de la tournée printanière aux États-Unis et une autre virée estivale en Europe, qui sait ?
Alain De Repentigny
La Presse
(extrait de Cyberpresse)