Elvis à travers une « personnification ».
Par Jean Claude Vasseur : « Ce sont les termes employés par Jean Marie Thomas pour décrire cette mode planétaire qui, toutes générations confondues, fait naitre un peu partout au quatre coins du monde des « Elvis Presley » de tous styles et tous acabits.
En France 18 de ces Elvis ont été très officiellement répertoriés dans un livre sorti récemment. » Dans la peau d’Elvis ».
Pour certains d’entre eux on se demande vraiment ce qu’ils font dans cet ouvrage, pour d’autres des similitudes physiques font qu’effectivement il existe une ressemblance et pour certains comme Jean Marie c’est tout un travail de transformation physique qui donne un résultat assez étonnant.
Jean Marie Thomas grand gaillard de 1m88, un peu plus grand que l’était Elvis (qu’il aime toujours souligner), Jean Marie habite un petit village des Côtes d’Armor c’est son père qui lui a fait découvrir Elvis. » (JCV)
Interview : « A 14 ans j’ai acheté un livre des chansons d’Elvis j’ai appris les chansons par cœur. A chaque fois que l’occasion se présentait j’allais chanter les chansons d’Elvis avec un orchestre qui m’accompagnait. Un jour quelqu’un me dit, mais pourquoi tu ne ferais pas Elvis, et tout est parti de là.
Le temps a passé et je faisais quelques spectacles d’Elvis juste pour m’amuser mais sans trop le prendre au sérieux.
Tout a changé pour moi le jour ou je suis allé voir le spectacle de Martin Fontaine « Elvis Story », là tout a basculé et je me suis dit j’arrête ou je fais les choses sérieusement et de qualité.
Je rencontre Martin Fontaine qui me reçoit chaleureusement et qui me donne ses conseils très précieux à tel point qu’il va même me donner le nom et les coordonnées de sa perruquière à Montréal, Rachel Tremblay.
Montréal ce n’était pas la porte à coté un peu loin de mon petit village de Bretagne, je réfléchis longuement, surtout je fais mes calculs et puis go je veux vivre ma passion jusqu’au bout.
C’est décidé je fais des économies et je vais à Montréal, mais entre temps et pour préparer le travail de Rachel Tremblay il fallait aller à Bruxelles pour réaliser les moulages de mon crane moulage qui servira à la confection de mes perruques.
Arrivé à Montréal je rencontre Rachel Tremblay et nous passons plus de trois jours à faire des essayages afin de confectionner mes deux perruques d’Elvis, une représentant la période des années 50-60 et l’autre les années 70. Sur place elle me fait rencontrer Jean Bégin spécialiste du maquillage qui me donne des cours afin que je sois capable de me maquiller seul en prenant bien sur comme model le King.
Soucieux du moindre détail et par respect du public et du King au prix de bien des sacrifices j’entreprends mon premier voyage à Las Vegas et cela dans un but bien précis acheter deux répliques des costumes du King et quelque patrons pour pouvoir , ensuite , m’en faire confectionner en France .
En France avec ma compagne Stéphanie nous confectionnons les autres costumes, au total j’en possède 12 chacun représentant des époques différentes de la vie d’Elvis Presley. Nous fabriquons aussi les ceinturons, chaque effet, ceinture, foulard sont des répliques à l’identique, pour ce faire je me documente, je lis énormément de livres, revues, magazines ou l’on retrouve des photos d’Elvis et à chaque fois je les étudie dans les moindres détails afin de recréer la copie la plus proche possible de l’original, jusqu’aux micros que j’achète sur Ebay .
Je dois admettre qu’aujourd’hui, même si je n’en vis pas, j’ai une certaine reconnaissance du public et des médias car je suis très souvent invité sur les plateaux de télévision pour participer à différents shows, « Attention la Marche » Le Maillon Faible » « La Méthode Couet » récemment j’ai même reçu une proposition pour faire un show pour une télé à Londres.
En dehors de cela j’anime des manifestations de tout ordre je me produis également dans des soirées privées à l’occasion de cérémonies de mariages, anniversaires, pour les comités d’entreprises également. Le plus amusant quand je suis transformé en Elvis est de voir l’effet que cela occasionne sur la gente féminine, ce qui ne plait pas toujours à Stéphanie quand elle m’accompagne. Heureux oui je le suis quand je suis « Dans la Peau d’Elvis «