Yves Desrosiers présente son premier extrait radio : Les métaux noirs

Yves Desrosiers présente son premier extrait radio : Les métaux noirs

Montréalais d’origine, Yves Desrosiers pénètre dans l’univers musical à l’âge de 7 ans. Piano, solfège, guitare, cours privés, cours au département de musique du cégep Lionel Groulx et apprentissage autodidacte ont tous contribué à former un musicien polyvalent, un guitariste accompli.

Compositeur, arrangeur et réalisateur désormais incontournable, Yves
fait ses débuts à la scène en 1984, au sein d’un groupe Top 40 qu’il a fondé avec Marc Déry (ex-membre de Zébulon et chanteur solo réputé
au Québec).

Quant à sa carrière de créateur, elle débute au sein des groupes Les Taches, puis La Sale Affaire de Jean Leloup, avec qui il joue de 1989 à
1993, collaborant à l’écriture de plusieurs chansons, dont la célèbre
« 1990 » ayant mené la tournée L’Amour est sans pitié jusqu’en Europe.

Parallèlement à ces activités, il monte plusieurs projets plus « underground », dont le groupe Les Quarts de rouge, avec deux membres des Colocs : Mononc’Serge et feu Patrick Esposito Di Napoli. Il travaille ensuite avec le duo Gogh Van Go et participe à la tournée Opium de Daniel Bélanger.

À cette époque, il découvre une jeune chanteuse américano-mexicaine de 18 ans, de passage à Montréal… Lhasa de Sela. Ils montent ensemble un « tour de chant », d’abord composé de chansons jazz des années 30 et de complaintes mexicaines, intégrant graduellement leurs compositions, imprégnées du patrimoine mondial et d’une sonorité unique, exclusive à leur amalgame.

De 1993 à 1996, le duo Lhasa présente ses spectacles dans des petits bars du Plateau Mont-Royal, puis le bassiste Mario Légaré se joint à eux, de même qu’un public grandissant.

Yves ayant cumulé de nombreuses collaborations avec Les Disques Audiogramme, il obtient un contrat de disques qui donnera naissance à la La Llorona en 1997 (dont il a assuré la réalisation avec un budget minimal, au studio de son collaborateur d’alors, le batteur et réalisateur François Lalonde).

L’album a connu un succès hors de toutes présomptions (les ventes se chiffrent aujourd’hui à 500 000 exemplaires) et le spectacle a sillonné l’Amérique du Nord et l’Europe pendant deux ans. Entre les tournées, Yves compose la bande originale du film Le Cœur au poing de Charles Binamé (Cité-Amérique) et des musiques pour trois documentaires.

En 1999, commence l’aventure Volodia, qui nécessitera trois ans de recherches et d’adaptations des chansons du poète russe Vladimir Vissotsky, avec l’aide de la traductrice Annie-Pénélope Dussault et l’auteure-compositeur-interprète franco-brésilienne Bïa.

Vissotsky, comédien, poète et chanteur de la dissidence russe, décédé en 1980, très connu et aimé dans son pays malgré l’interdit qui pesait sur son œuvre (ce qui a d’ailleurs, passablement complexifié les recherches…), dévoile un univers humain qui transcende les frontières et rejoint Yves dans sa fibre. Il fera de l’album Volodia, non pas une simple adaptation, mais une véritable appropriation de l’œuvre, de par ses arrangements très singuliers et sa voix, que l’artiste de l’ombre découvrira par la même occasion…

Ses arrangements, ce « son » Yves Desrosiers que l’on reconnaît désormais dans la multitude, ont également contribué aux sonorités bien spécifiques de plusieurs artistes, notamment à travers ses réalisations d’albums : Hungry Ghosts de Fredric Gary Comeau, Balagane de Jesczce Raz et le tout nouveau Richard Desjardins : Kanasuta.

Son apport créatif ne se limite pas à ses nombreuses influences musicales, puisées à même un répertoire empreint de traditions mondiales. On a aussi affaire, à l’autre extrémité du spectre, à un inventeur et technologue accompli, de ceux pour qui la recherche sonore est une source inépuisable d’inspiration.

Devant ses consoles et ses instruments, Yves s’amuse comme un gamin à explorer les juxtapositions de couleurs, tant dans des combinaisons inusitées d’instruments acoustiques (et bien malin qui pourrait les nommer, une fois l’alchimie opérée…), que par la recherche électroacoustique ou le jumelage des deux. Mieux encore, en inventant des instruments ! À commencer par son « slide-basse », que l’on peut entendre sur la majorité des chansons qu’il a composées ou arrangées jusqu’à présent.

L’album Volodia est aussi le fruit de ce travail formel qui lui a valu une
nomination à l’ADISQ 2003 dans une toute nouvelle catégorie, qui ne saurait mieux désigner son oeuvre : Folk contemporain (- Album de l’année.

www.yvesdesrosiers.com


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