Personnage imaginaire ou autobiographique ? Amélie-les-crayons tire le portrait des petits travers féminins, tics, fantasmes et autres tracas. Amoureuse passionnée de son docteur, infidèle chronique ou tendre rêveuse, elle emmène son public dans une poésie parfois surréaliste (Cannibale d’Amour, Le Danseur de Lune), parfois romantique (Petit Caillou, Ta P’tite Flamme) mais toujours simple et sincère.
Douce et posée dans la vie réelle, Amélie se transforme sur scène : métamorphose de la jeune fille réservée (vouée à être institutrice), en monstre de scène : Amélie-les-crayons, happant l’attention du public, le charmant, l’emmenant, le relâchant, le récupérant, le faisant valser ou taper des mains, lui offrant tout sans compter jusqu’à ce que poésie et humour se mélangent tant que certains rient aux éclats tandis que d’autres essuient une larme discètement.
Musiciens ou acteurs ? Les 3 comparses d’Amélie sur scène : Laurent, Michel et Heiko, sont chacun une extension masculine du personnage d’Amélie-les-crayons.
Par son jeu déluré, Heiko est le clown, rapidement maîtrisé par Mâdâme lorsqu’il en fait trop (Jojo, Promets-Moi), il ne cesse de la titiller par le biais de multiples ustensiles qu’il sort du piano magique.
Michel est le doux rêveur qui se contrôle et console Amélie lorsque les 2 autres n’en font qu’à leur tête (Melle Poux).
Laurent est le rebelle, insensible à la faiblesse féminine, frondeur et imprévisible, tout droit sorti d’un groupe de rock !
Rencontrés en 2002, les 3 acolytes d’Amélie agrémentent le show de leurs facéties mais aussi de leur talent pour le piano, le tuba, la clarinette (Heiko), l’accordéon (Michel) ou la contrebasse (Laurent).
Après un tabac à Bourges en 2004, Amélie-les-crayons remporte les Bravos du Public et des Pros au Festival Alors Chante de Montauban. En juillet, le Québec lui décerne le Prix Felix Leclerc et l’année suivante, la Belgique lui offre le Grand Prix Chanson de Charleroi.